L'IEDOM et l'IEOM Industrialisent leur Production d'Informations à l'Aide de Talend Data Integration

Les deux Instituts d’Émission ont refondu leur application de collecte et d’analyse de données bancaires dans une logique de centralisation et d’amélioration de service.
La solution a répondu aux attentes, tant en termes de coût que d’amélioration de service. De plus, elle s’intégrait parfaitement avec les produits utilisés pour les requêtes et la restitution (Business Objects et Jedox Palo). 
Patrick Bizot, Directeur des Systèmes d’Information de l’IEDOM et de l’IEOM

L’Institut d’Émission des Départements d’Outre-mer (IEDOM) est une banque centrale déléguée qui exerce ses missions au sein d’une unité décentralisée, l’Eurosystème, composée de la banque centrale européenne et des banques centrales nationales. Créé en 1959, il est notamment chargé d’assurer la continuité territoriale en matière monétaire par délégation de la Banque de France dans les quatre départements d’outre-mer et dans les collectivités de Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

L’Institut d’Emission d’Outre-Mer (IEOM) exerce les fonctions de banque centrale dans les collectivités d’outre-mer du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna). Créé en 1966 pour exercer le privilège de l’émission monétaire, précédemment dévolu dans les territoires français du Pacifique à la Banque de l’Indochine, il dispose de services centraux situés à Paris, et de trois agences implantées à Nouméa, Papeete et Mata’Utu.

Dans leur zone d’intervention, les deux Instituts ont notamment pour mission la mise en circulation et l’entretien de la monnaie fiduciaire, la tenue des comptes des établissements de crédit, le relais des autorités bancaires nationales, la gestion des comptes du Trésor Public et la gestion du surendettement. Ces deux entités juridiques différentes partagent le même siège social à Paris et s’appuient respectivement sur des équipes de 300 et 80 personnes pour remplir leurs missions.

Production d’informations pour la communauté bancaire

Dans le cadre de ces missions, les deux Instituts produisent des informations à destination de la communauté bancaire, dont notamment l’analyse des positions de place. Par exemple, ils assurent le traitement de la BAFI (Balance financière des institutions financières) via la gestion du « Fichier central des établissements de crédit », application servant à collecter les déclarations BAFI des banques présentes dans leur zone d’intervention (états périodiques : situations, comptes de résultat, tableaux annexes et indicateurs d'activité, et états publiables : bilans consolidés, flux de trésorerie, etc.). L’analyse de l’ensemble de ces données permettant de dresser une image précise de la situation du crédit et de l’endettement, et de manière générale de la situation économique des régions concernées.

« Cette application, reposant à l’origine sur une technologie mainframe, a été migrée en 2003 vers la technologie Evolan Report, utilisée par 80% des banques. Mais cette dernière, développée avant tout pour l’émission de flux, offrait des performances limitées en termes de réception. Une refonte était donc nécessaire » témoigne Patrick Bizot, Directeur des systèmes d’information de l’IEDOM et de l’IEOM. « Parallèlement, nous avons été confrontés à la publication de la réforme réglementaire transformant la BAFI en SURFI (Système Unifié de Reporting Financier) mise en place en juillet 2010. Cette évolution réglementaire qui vise à simplifier et à harmoniser le reporting bancaire, a principalement modifié le format d’échange des données, avec l’instauration du XBRL (eXtensible Business Reporting Language). Enfin, la collecte et la réplication des données étaient réalisées à Paris à l’aide d’outils quelque peu vieillissants qui offraient de très importants délais de traitement. »

Les deux Instituts ont ainsi décidé de refondre l’architecture de leur système d’information dans un objectif de centralisation : « Centraliser signifie éviter les consolidations et donc gagner du temps. Nous nous sommes en outre attachés à travailler sur la convivialité des interfaces afin de simplifier le travail des administrateurs et à choisir des outils d’analyse utilisables à distance, en tenant compte des performances de connexion plutôt moyennes en Outre-mer » poursuit Patrick Bizot.

Talend Data Integration : vers l’industrialisation des flux de données

Dans l’optique d’industrialiser les flux d’alimentation de son data warehouse, l’IEDOM-IEOM a opté pour une alternative open source afin de bénéficier de performances équivalentes aux offres propriétaires, pour un coût largement inférieur.

« Nous avons réalisé un Proof of Concept avec Talend Open Studio for Data Integration, sur les conseils de notre partenaire Smile. Nous avons en outre développé un composant XBRL, reversé depuis à la communauté Talend » explique Patrick Bizot. « La solution a répondu aux attentes, tant en termes de coût que d’amélioration de service. De plus, elle s’intégrait parfaitement avec les produits utilisés pour les requêtes et la restitution (Business Objects et Jedox Palo). »

La Direction des systèmes d’information a finalement choisi de mettre en œuvre Talend Data Integration, tout en prenant date pour la mise en œuvre de Talend MDM permettant de gérer les données de référence. La solution – baptisée « D-FI » – est un entrepôt de données financières alimenté par Talend Data Integration. Les sources de données sont diverses : Autorité de Contrôle Prudentiel (anciennement Commission Bancaire), banques locales, etc. Après des opérations de tri, les données d’un trimestre sont stockées dans un data mart à des fins d’analyse. Si la volumétrie n’est pas énorme (entre 15 et 30 Mo reçus par jour), la fiabilité du système d’alimentation et les performances sont essentielles pour garantir la pertinence des analyses.

« Auparavant, les opérations de chargement assurées via des scripts manuels SQL et Oracle réclamaient environ 1h30, avec parfois des temps de chargement en local dépassant les 6h00. Aujourd’hui, cette opération est réalisée en seulement ¼ d’heure ! » se réjouit Patrick Bizot. « A l’issue de nos travaux d’analyse, nous publions des synthèses trimestrielles ou 'express' des conjonctures ultramarines, consultables sur abonnement. En résumé, nous centralisons et restituons aux établissements de crédit des statistiques monétaires et financières départementalisées, les parts de marché ainsi que les résultats de l’enquête semestrielle sur le coût du crédit aux entreprises et aux particuliers. »

Maîtrise des coûts, simplicité d’utilisation, pérennité

Avec le recul, Patrick Bizot se déclare satisfait des performances de la solution de Talend à travers laquelle transitent aujourd’hui environ 90% des flux d’information des Instituts. « D’une part, même si l’open source n’est pas synonyme de gratuité, nous maîtrisons nos coûts et bénéficions de plus d’intéressantes perspectives d’évolution, offertes grâce à l’évolutivité caractéristique des solutions open source » affirme-t-il. « Simultanément, nous bénéficions d’une autonomie accrue vis-à-vis de l’éditeur pour les questions de maintenance et d’upgrade : les solutions étant ouvertes, nous sommes en mesure de modifier aisément le code pour répondre à de nouveaux besoins, sans surcoût démesuré. »

Cette autonomie, combinée à la convivialité des solutions de Talend apporte un confort apprécié par l’IEDOM et l’IEOM : « Le paramétrage de la solution est très intuitif, ce qui est un plus évident par rapport à nos solutions antérieures qui nous obligeaient à gérer des scripts SQL et des procédures d’intégration qui devenaient de plus en plus difficiles à gérer » ajoute Patrick Bizot.

Patrick Bizot souligne enfin la stabilité économique, la pérennité du support de Talend, et de manière générale les bonnes relations entretenues avec l’éditeur : « Talend est désormais un acteur établi du monde de l’intégration. Cette position combinée avec l’ouverture de ses solutions nous garantissent la pérennité de nos applications, ce qui est essentiel pour remplir nos missions. De plus, nous entretenons d’excellentes relations avec la société, qui a su nous écouter et tenir compte de nos exigences, ce qui n’était pas forcément le cas avec les éditeurs des outils que nous utilisions précédemment » conclut-il. « Même si nous n’en sommes encore qu’aux phases de démarrage de notre application, nous disposons aujourd’hui d’une infrastructure d’intégration performante, pérenne et facile à utiliser, qui répondra sans nul doute à notre future montée en charge. A terme, nous projetons de déployer Talend Data Quality pour améliorer encore nos analyses. »